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Initiative

Après "le café en attente", voici les "baguettes suspendues"

A l'initiative de la mairie de Saint-Omer (Pas-de-Calais), les boulangers de la ville proposent aux clients un geste de solidarité : acheter une baguette, et en payer une seconde pour une personne défavorisée.

Depuis quelques semaines, le maire de Saint-Omer, François Decoster, propose aux boulangers d'adopter le concept de "baguettes suspendues" Objectif : permettre à des personnes démunies de manger du pain, grâce au geste d'un autre consommateur. Le principe est simple :  un client généreux paie deux baguettes et en laisse une "en attente", à disposition d'une personne moins fortunée, qui pourra venir demander sa baguette, sans craindre le regard des autres et sans négocier avec le boulanger.

Ce concept est calqué sur celui des "cafés en attente", venu d'Italie. En effet, dans la région napolitaine, il est possible de payer deux cafés pour en faire profiter un client de passage, qui n'aurait pas assez de monnaie pour s'en payer un. La ville de Saint-Omer compte d'ailleurs adopter également le concept de "cafés suspendus".

Par ces initiatives, François Decoster entend "faire partager l'idée que la pauvreté n'appartient à personne et qu'elle peut toucher tout le monde".

Les boulangeries de la ville adhèrent au concept

La boulangerie Ponseel (voir photo en haut de l'article) est la première à avoir répondu à la sollicitation de la mairie. Le nombre de baguettes disponibles est noté sur une ardoise mise en évidence sur la vitrine de la boulangerie, pour informer au mieux donneurs et receveurs. La personne dans le besoin peut alors entrer en boutique et demander une "baguette suspendue", sans générer de jugement ou de stigmatisation.

D'autres boulangeries (Fasquel, Four à Bois) ont annoncé leur intention de mettre en oeuvre le concept dans leur établissement.