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Portrait

Les tranches de vie du boulanger Stéphane Haudebault

Publié le 31/12/2019 |

En parcourant plus de 14 000 km, soit un tiers de la planète, en 45 jours au volant d’un camion, Stéphane Haudebault, artisan boulanger dans le Maine-et-Loire, a vécu une aventure extraordinaire avec pour tout passeport l’envie d’aller vers l’autre…

Dans son ouvrage, le boulanger raconte comment il a réussi son pari, celui de découvrir, à travers son voyage initiatique, différents pays passionnés par le pain. En résumé, de belles tranches de vie et de pains… Au fil de ses rencontres, il échange avec de nombreux professionnels du pain, goûte leurs recettes ancestrales et découvre leur savoir-faire.

Une passion venue de l’enfance

« Nous avons tous des rêves dans la vie. Partir à l’aventure, devenir écrivain, musicien ou comédien. Nous passons souvent une bonne partie de notre vie à rêver et l’autre, à regretter nos rêves abandonnés ou jamais réalisés, explique le boulanger qui ajoute : J’avais en tête un projet que j’ai été fier de réaliser en me donnant tous les moyens de le réussir. »

Depuis ses premiers voyages scolaires à l’âge de 13 ans (Norvège et Luxembourg), le goût de l’aventure ne l’a plus quitté. Voyager est pour lui synonyme de vie. « Aller vers l’inconnu, accepter de se laisser porter par les événements sans savoir où cela va mener… C’est cela la beauté du périple », explique-t-il. Selon lui, le voyage peut prendre plusieurs formes : des cartes accrochées dans le bureau, des récits de voyageurs ou une petite voix intérieure qui murmure : pourquoi pas moi ?

 

Stéphane Haudebault

À la rencontre des boulangers

Pour Stéphane, voyager c’est aller à la rencontre des autres. Et ces autres qu’il a choisi de rencontrer, ce sont des boulangers. « J’aime le travail du boulanger. Le fournil éclairé, le bruit des pétrins, la chaleur du four, l’incontournable radio, etc. autant d’éléments qui composent la nuit des boulangers. En 2010, j’ai voyagé en Russie pour ouvrir une boulangerie artisanale à Moscou, une des dix boulangeries que j’ai ouvertes à l’international. Le pain, aliment de base, n’est-il pas le plus beau des passeports ? », déclare le boulanger passionné.

Terminus Khasan

« Entre boulangers, pas besoin de parler la même langue pour se comprendre. Et pour voyager, nous, boulangers, avons tous le même passeport. C’est pourquoi, j’ai voulu m’embarquer dans cette aventure en rejoignant St-Jean-de-Monts à Khasan à la frontière entre la Corée du Nord, la Russie et la Chine. Il est en effet impossible d’aller plus loin par la route. C’est aussi pour cela que je souhaitais aller d’une extrémité à l’autre, à savoir de l’Atlantique à la frontière Nord-Coréenne, soit plus de 14 000 km en camion. J’ai rencontré des dizaines de boulangers et boulangères. On a échangé et on a discuté de leur métier et de leurs créations, c’était formidable ! ». Il a fallu 5 ans à Stéphane pour réaliser ce rêve. Le temps de trouver le bon moment mais le jeu en valait la chandelle !

 

Les tranches de vie du boulanger Stéphane Haudebault.