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Bridor

Une nouvelle usine à côté de Laval

Louis Le Duff, Pdg du groupe éponyme.

Fin juin, le Groupe Le Duff inaugurait sa deuxième usine française Bridor à Louverné (Mayenne), afin d’accroître sa production. Si le site embauche déjà 40 personnes sur la ligne de pains précuits, il devrait très vite doubler en capacité, pour répondre aux demandes croissantes des clients français et étrangers.

L’usine Bridor de Servon-sur-Vilaine près de Rennes, de 42 000 m², était arrivée à saturation. Mais pas question pour Louis Le Duff d’en rester là ! Pour le patron breton du groupe éponyme, l’outil industriel Bridor se devait de poursuivre son développement, afin de répondre à une clientèle toujours plus nombreuse, en France comme à l’étranger. Avec quatre unités de production en Amérique du Nord, et désormais deux en France, Bridor a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros, et emploie 1 350 personnes, dont 700 sur le site de Servon. Avec l’usine de Louverné, près de Laval, Bridor se dote d’une ligne supplémentaire moderne de production de pains précuits (3e ligne de pain Bridor), pour une capacité de production de 15 000 tonnes/an, avec 40 personnes employées. Pour construire les 11 000 m², l’investissement a été de 25 millions d’euros. Et déjà, Louis Le Duff voit plus grand. « Le site de Louverné fait 17 ha. Nous espérons rapidement doubler la surface de production de l’usine, avec des travaux qui commenceront dès septembre si nous avons l’accord des politiques. » À termes, l’usine pourrait s’étendre sur 90 000 m², confie le PDG du groupe, à condition là encore d’être soutenu par les politiques, comme il le précise lors de l’inauguration, face à l’ancien maire de Laval et ministre Guillaume Garot, et Jean Arthuis, ancien ministre et actuel député européen de la circonscription Ouest.

La qualité à la française

Si les usines Bridor fournissent les enseignes du groupe, à savoir Brioche Dorée, Del Arte ou encore Bruegger’s, Mimi’s Café, Timothy’s coffee et La Madeleine en Amérique du Nord, plus des deux tiers de la production se destinent aux clients professionnels comme Brittany Ferries, le groupe Accor, et d’autres sociétés d’hôtellerie et restauration, et des compagnies aériennes, en France comme à l’étranger. Avec ses viennoiseries, pains et pâtisseries surgelés, Bridor vise le haut de gamme, grâce à la sélection rigoureuse de matières premières, souligne Bruno Rousseau directeur général de Bridor. Cela explique aussi l’attachement du groupe maintenir des unités de production sur le sol français, pour bénéficier de produits de qualité, notamment de farines françaises sélectionnées ou du beurre AOC Poitou-Charentes. Le travail avec les MOF (meilleurs ouvriers de France) et la collaboration avec Lenôtre permet aussi au groupe Le Duff de développer l’excellence de ses recettes.

Poursuivre l’investissement

« Artisan dans le produit, et industriel dans la gestion », c’est par ses termes que Louis Le Duff conçoit son entreprise. Si les investissements industriels au sein du groupe se poursuivront dans les années à venir, à hauteur de 125 millions sur 5 ans, une part non négligeable est aussi destinée à la formation, avec 4 % du budget annuel. L’Académie Le Duff verra ainsi le jour prochainement, pour « remettre l’université au sein de l’entreprise », insiste Louis Le Duff, par ailleurs ancien professeur à l’école de commerce de Rouen et à l’Université de Rennes.

En 2013, le groupe Le Duff affichait un chiffre d’affaires de 1,51 milliard d’euros et employait 18 000 salariés. Avec le nouveau site de Louverné, les ambitions du groupe continuent de s’affirmer, et ne semblent pas près de s’arrêter.

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