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Chiffres

Pâques 2020 au ralenti…

Publié le 22/04/2020 |
Chocolats- petits oeufs de Pâques

Sans surprise, les ventes de chocolats ont enregistré une nette dégringolade pendant les fêtes de Pâques. Le contexte et le manque de visibilité des promotions ont lésé tant les grandes surfaces que les commerces de proximité. 

Les résultats de l'étude Nielsen publiée il y a quelques jours n'étonnent guère… Bien que mené auprès de grandes surfaces (super et hypermarchés), de drives et de commerces de proximité, ce panorama offre un aperçu de l'impact de la crise sanitaire sur les artisans chocolatiers.

Les ventes de chocolats ont ainsi reculé de 27 % durant la période pascale (six semaines jusqu’au 12 avril en 2020, comparées aux six semaines jusqu’au 21 avril 2019). Les deux premières semaines du confinement ont été particulièrement pénalisantes, avec des chiffres d'affaires en baisse de 47 et 46 %. Le recul des ventes touche l'ensemble du territoire, mais l'étude relève des disparités entre les départements : si la baisse moyenne de CA est de 8 % dans le Cantal, de 12 % en Lozère et de 14 % à Paris, d'autres départements perdent le tiers de leur chiffre. Parmi les plus touchés : la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne ou encore les Bouches-du-Rhône.

Près de la moitié des chocolats en stock 

Après le lundi de Pâques (13 avril), le taux d’écoulement des marchandises s'est établi à 53,3 %, contre 81,2 % en 2019. Ainsi après le week-end de Pâques, 47 % des chocolats restaient encore à écouler, contre seulement 19 % l'an dernier. Du côté des grandes surfaces, les ventes en drive ont un peu limité la casse, note l'institut Nielsen : + 154 % de ventes la semaine de Pâques.

Le confinement et la morosité ambiante expliquent bien entendu ces mauvais chiffres. Avant les restrictions liées au Covid-19, plus de 42 % des Français déclaraient vouloir célébrer Pâques ; ils n’étaient plus que 28 % une fois le confinement commencé. Par ailleurs, l'éloignement des familles – les grands-parents étant souvent loin de leurs petits-enfants – a rendu la vente encore plus compliquée, malgré les initiatives prises (annuaire des chocolatiers, vente en ligne, etc.).

Anticiper "l'après"…

Les artisans chocolatiers s'interrogent sur la suite : faut-il refondre les chocolats, en faire don, multiplier les promotions ? Certaines grandes surfaces ont fait le choix de mettre en avant les produits des artisans locaux, une solution qui pourrait permettre à certains de souffler un peu.

Les prochaines semaines seront décisives pour les ventes de chocolats et la Fête des mères approchant (7 juin), les artisans devront faire preuve de tact pour reconquérir leur clientèle et la rassurer sur l'accessibilité de leurs produits.

Des témoignages, des suggestions ? La Confédération des chocolatiers et confiseurs de France a mis en place sur son site un forum de discussion pour échanger des idées.