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Le miel : une denrée rare

Publié le 23/09/2014 |

Les bienfaits du miel sont connus et reconnus depuis l’Antiquité. Ses vertus pour notre santé sont multiples et parfois oubliées de nos médecins allopathes. Dommage, car hormis ses qualités nutritionnelles et gustatives, le miel constitue un excellent cicatrisant pour la peau et se révèle être très efficace pour traiter les infections de toutes sortes, ainsi que les verrues. Mais intéressons-nous ici aux possibilités gastronomiques offertes par le miel.

Le miel, les miels

Il existe en réalité plusieurs sortes de miels. Autant que de sortes de fleurs et d’arbres que les abeilles iront butiner pour produire leur fabuleux trésor ambré. On distingue les miels monoflore (issus d’une seule fleur) des miels toutes fleurs. Leur couleur et leur goût sont très différents, plus ou moins corsés. On peut ainsi varier l’origine du miel utilisé en fonction du goût que l’on souhaite obtenir dans une préparation culinaire.

Le miel devient une denrée rare

Vous avez certainement déjà entendu parler des problèmes autour de la production de miel. Le miel devient une denrée rare et donc de plus en plus onéreuse. Pourquoi ?

Les abeilles souffrent de la pollution aux pesticides dans nos campagnes, et meurent. Du même coup, celles-ci se retrouvent plus à l’aise en ville, et l’on voit fleurir des ruches sur les toits de Paris depuis quelque temps déjà.

Parallèlement, l’arrivée en 2004 du frelon asiatique, tueur d’abeilles, dans nos contrées n’arrange pas la situation. Heureusement, des scientifiques du CNRS sont en passe de trouver la solution pour régler son compte à cet affreux frelon jaune, de manière très naturelle, sans produits chimiques ou pesticides dégoûtants. Grâce à une mini-guêpe bien de chez nous, qui, en jouant « les aliens », va pondre son œuf sur l’abdomen du frelon. La larve, une fois née, va rentrer dans le corps du frelon et se nourrir de son sang et de ses viscères. Elle va le vider littéralement de sa substance au fur et à mesure qu’elle grandit. S’en suit la mort inéluctable de l’horrible prédateur d’abeille. Le remède est idéal. Reste quelques expériences à mener pour être sûr que la mini-guêpe ne réserve pas le même sort à d’autres espèces endémiques.
Résultats de toutes ces contraintes liées à la production du miel, les apiculteurs sont régulièrement victimes de vols de ruches. Les malfrats sont prêts à parcourir des kilomètres à travers toute l’Europe pour venir dérober les précieuses petites usines à miel.

© arinahabich - Fotolia.com

Le miel de lavande

Le miel de lavande est particulièrement intéressant. Tout d’abord parce qu’il est produit exclusivement là où pousse la lavande, c’est-à-dire dans des régions au climat méditerranéen, où le soleil n’est pas avare, où la terre est drainée par les pierres calcaires des garrigues. Ensuite, aux bienfaits cicatrisants naturels du miel évoqués plus haut, s’ajoutent les propriétés miraculeuses de la lavande : antiseptique et calmante entre autres. Ce produit est fantastique et en plus il est goûteux.

Vous trouverez cette matière première inimitable à Sospel, petit village situé aux portes du Mercantour dans les Alpes Maritimes. Les Ruchers des Oliviers, plusieurs fois médaillés d’or et d’argent au concours général agricole de Paris depuis 2001, vous proposent une gamme exceptionnelle de miels. Lavande bien évidemment, mais aussi châtaignier, tilleul, sapin, montagne… Et bien d’autres encore, ainsi que quelques produits dérivés tels que pain d’épices et nougat noir. Catherine, Marc et Guillaume Lavoriero chouchoutent leurs petites abeilles depuis 1985. Cette jolie entreprise, toujours en expansion, pratique la transhumance des ruches afin que les abeilles soient toujours au bon endroit au bon moment pour pouvoir produire des miels de qualité. Cela permet aussi de pouvoir garantir une origine géographique du miel.

C.L.

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