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Confiserie du Roy René à Aix-en-Provence

La confiserie du calisson s’ouvre au public

Publié le 30/12/2014 |
Pendant le parcours pédagogique, les visiteurs peuvent observer le travail des machines et des calissonneuses.

Depuis le début de l’été, la Confiserie du Roy René accueille les visiteurs dans sa nouvelle usine d’Aix-en-Provence : une façon de mettre en avant histoire, valeurs, savoir-faire et bientôt la matière première.

Le calisson est à l’honneur depuis l’ouverture d’un parcours pédagogique à la confiserie du Roy René en juin. Ce parcours s’intègre dans un projet plus vaste : l’entreprise a construit un nouveau bâtiment high-tech et économe en énergie à 8 km d’Aix-en-Provence. Ce site concrétise bien le tournant vers l’innovation souhaité par Maurice Farine, le président actuel de l’entreprise. Pour 5 €, le visiteur accède par un couloir vitré au travail des calissonneuses. Des écrans tactiles sont aussi à sa disposition pour fabriquer virtuellement son calisson. « Nous n’avons que des retours positifs », se satisfait Virginie Lainé, responsable de la communication et du tourisme industriel de la confiserie. L’entreprise s’est fixé un objectif de 100 000 visiteurs d’ici deux ans et espère atteindre une croissance à deux chiffres sur les ventes au magasin, dans les années à venir. La démarche ne s’est pas faite du jour au lendemain : « Avant de nous lancer, nous avons entrepris un tour de France des parcours agroalimentaires : par exemple celui de la Moutarderie Fallot de Beaune nous a particulièrement plu, raconte la responsable du tourisme industriel. Ensuite nous avons travaillé avec l’Adeve* pour fabriquer ce parcours en fonction de nos objectifs : faire venir les clients dans l’usine, promouvoir l’artisanat de Provence et mettre en avant les matières premières. »

Un projet de plantation de 600 amandiers

Car au-delà des calissons, il s’agit de « remettre au goût du jour l’amande de Provence dont nous manquons de plus en plus », précise Virginie Lainé. A terme le parcours pédagogique sera constitué de différentes variétés d’amandiers sur lesquelles la confiserie travaille avec l’Inra. En partenariat avec d’autres entreprises locales, une plantation de 600 amandiers est prévue derrière le nouveau bâtiment. En plus de la mise en valeur de la matière première, la visite de ce parcours est aussi l’occasion de découvrir les nouvelles déclinaisons de goûts du calisson. En effet, le calisson peut parfois surprendre par son goût amer dû à l’écorce d’orange confite. « L’idée, précise Virginie Lainé, est d’éduquer le palais en proposant des goûts plus proches des habitudes à l’étranger : par exemple, le calisson au sirop d’érable pour le Canada ou celui au thé vert pour la Chine. Mais aujourd’hui en agroalimentaire, je suis convaincue que la tendance est plutôt au "purisme" : les gens prennent surtout plaisir à découvrir une spécialité locale avec des saveurs qu’ils ne connaissent pas ». La confiserie exporte désormais vers 25 pays ce qui représente 10% de son chiffre d’affaires. Le calisson voyage donc plutôt bien mais c’est à Aix-en-Provence que son histoire prend forme. Avec un trafic routier autour des 27 000 passages par jour route d’Avignon, on peut imaginer que certains se laisseront tenter par une petite pause calisson.     

* Agenda de développement de la visite d’entreprise.

Louise Rubió