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Moulins Soufflet

Des livraisons assurées dans le Nord-Est

Parmi les premiers meuniers européens, Moulins Soufflet vient d’inaugurer un tout nouveau moulin à Dienville (Aube). Celui-ci vise à alimenter les artisans boulangers et les industriels du quart Nord-Est de la France.

Qui aurait pu croire qu’avec 1 200 000 tonnes de blé écrasé chaque année dans les dix moulins de Moulins Soufflet, Jean-Michel Soufflet, président du directoire du groupe Soufflet, serait particulièrement attaché au moulin de Dienville (Aube). Et pourtant c’est le cas, car ce moulin est inscrit dans l’histoire du groupe à double titre. Jean-Michel Soufflet l’a d’ailleurs rappelé lors de son discours inaugural du nouveau moulin de Dienville le 16 juin dernier : « Il s’agit du premier moulin du groupe. Mon père, Michel Soufflet, l’a acheté à la famille Lanez en 1978. Ce moulin écrasait alors 150 t/j de blé. La capacité de production a très rapidement atteint 300 t/j D’ailleurs, quand j’ai commencé à travailler sur ce site dès 1981, le moulin venait tout juste de voir sa capacité doubler. J’y ai appris tout ce que je sais de la meunerie. »

Attaché à ce premier outil de meunerie, Moulins Soufflet a consenti le renouvellement de l’équipement de production afin d’en assurer la pérennité.



Jean-Michel Soufflet inaugure le nouveau moulin de Dienville. Lieu où il a fait ses armes en meunerie dès ses débuts dans le métier.

130  t/j de plus depuis avril

S’il a été le premier investissement meunier du groupe Soufflet, le moulin de Dienville a évolué progressivement pour atteindre 520 t/j de capacité d’écrasement. Malgré cela, les équipements industriels arrivaient en fin de vie. La construction d’un nouveau moulin a donc été décidée en 2012. Le nouveau moulin offre une capacité d’écrasement supérieure de 130 t/j par rapport à l’ancien moulin. Désormais, ce sont 650 t/j de blé qui sont transformés en 500 t/j de farine. Il fait partie des plus grosses capacités de production de Moulins Soufflet quand la moyenne des moulins français avoisine 300 t/j.

La mise en service de la nouvelle ligne de production a été opérée le 18 avril dernier. Cela après un mois d’essais et de réglages validés par les principaux clients. Ainsi, la première mouture a été réalisée le 19 mars 2014.

Le bâtiment intégralement construit en béton abrite les différentes étapes de mouture. Sans fenêtre, il est totalement pressurisé. De plus, l’intégralité de la tuyauterie est en inox et les angles des équipements de mouture arrondis pour réduire les zones de rétention de la farine et ainsi optimiser la sécurité alimentaire. De plus, la mise en place d’un système informatique de supervision globale du site, de la réception des lots de blés jusqu’à l’expédition de la farine, assure la traçabilité du produit. Comparé à l’ancien moulin, le process de mouture a été modifié en faveur d’une meilleure qualité de farine. Une qualité optimisée grâce aux sasseurs qui équipent la chaîne de production. Constituant un étage et une étape supplémentaire, cet investissement participe à améliorer la qualité de la farine par un meilleur classement des semoules. Le moulin de Dienville fait d’ailleurs figure d’exception. Seuls quelques moulins en France seraient équipés de sasseurs. Le nombre d’appareils à cylindre a également été multiplié par deux par rapport à l’ancien équipement industriel à débit équivalent. Un choix réduisant l’échauffement du produit au cours du process. Un argument supplémentaire à faire valoir auprès des clients du moulin.

Anticiper l’évolution de la meunerie

À l’époque des premiers pas du groupe Soufflet dans la meunerie, « 70 % de la production de Dienville partait vers les pays tiers, indiquait Jean-Michel Soufflet lors de son discours. Le grand marché actuel de l’exportation est l’Angola. Or, je soupçonne que ce pays sera autonome en farine d’ici trois ans. Nous devons d’ores et déjà anticiper ce changement. »

Le message est bien passé au moulin de Dienville qui dessert principalement les clients industriels dans le quart Nord-Est de la France et les clients boulangers d’une douzaine de départements allant du Nord à la Bourgogne.

L’augmentation significative du volume de production n’est pas veine. Elle vise à couvrir la croissance d’activité des Moulins Soufflet, le développement du portefeuille client dans le quart Nord-Est de l’Hexagone, la demande de sécurisation des approvisionnements des clients industriels et anticipe l’arrivée imminente du groupe Neuhauser dans le giron du groupe Soufflet.